Homélie du mercredi 10 mars 2021 (Mt 5, 17-19)



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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :

je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Amen, je vous le dis :

Avant que le ciel et la terre disparaissent,

pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi

jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera

un seul de ces plus petits commandements,

et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,

sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.

Mais celui qui les observera et les enseignera,

celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »


– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie


“Je ne suis pas venu pour abolir, dis Jésus, je suis venu pour accomplir.”


Cette parole résonne d’une manière particulière dans le cœur de ceux qui cheminent depuis longtemps avec le Christ, à l’écoute de sa promesse et de ses commandements.


Une première parole nous a mis en route, voici bien longtemps déjà, une parole porteuse à la fois d'un appel de Dieu et d'une belle espérance pour l’avenir. Puis, parfois après bien des années, à un tournant de notre vie, le Seigneur nous fait entendre un deuxième appel, une seconde parole, apparemment sans lien avec la première, ou même sans cohérence avec elle ; une parole si étrange qu'il a fallu, pour la comprendre vraiment, nous tourner vers la Croix. C'est le temps de l'épreuve.


Les exemples sont nombreux : un couple pour qui tout était facile et qui doit apprendre de nouveau à s’aimer, autrement. Un étudiant brillant qui rate son concours et doit se réorienter contre son gré. Un religieux ou une religieuse pour qui la prière devient difficile ou douloureuse. Une vie sociale épanouissante soudain anéantie en raison de la pandémie…


Il en fut de même pour Abraham, le premier des croyants. C’est la promesse de Dieu qui l’a mis en route, il a pu donner naissance à son fils Isaac, il a connu le bonheur avec sa femme Sarah… Puis Abraham a pensé que Dieu avait voulu abolir tout cela en réclamant le sacrifice de son fils unique.


Pour les contemporains de Jésus, c’est encore la même histoire. Ils se sont d’abord réjouis de la promesse faite à leurs pères, ils se sont attachés à la parole des scribes et des prophètes. Puis ils ont entendu de Jésus un enseignement nouveau et ils ont eu peur, eux aussi, que Dieu soit venu abolir, mettre un terme à tout cela.


L’évangile de ce jour est donc une parole de consolation pour ceux qui sont dans l’épreuve et qui ne comprennent plus, à un moment de leur vie, comment Jésus poursuit en eux son œuvre de salut. "Je ne suis pas venu abolir, dit Jésus, mais accomplir".


La tentation dans l’épreuve, c’est de ne vouloir compter que sur nous-mêmes, alors que Jésus accomplit en nous sa promesse en nous conduisant à n'espérer qu'en Lui. C'est Lui qui sait, c'est Lui qui aime, c'est Lui qui fera.


Avec nous, bien sûr, et en nous donnant la force ! Car, comme le dit le vieux proverbe biblique : "On équipe son cheval pour le jour du combat, mais c’est le Seigneur qui détient la victoire." (Pv 21, 31). À nous de garder au cœur la parole de la promesse. "Garde-toi”, disait Moïse, “de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne laisse pas sortir de ton cœur la promesse, un seul jour." (Dt 4, 9).


Amen.


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