Sainteté et dignité humaine
Vous êtes les saints de France

En ces temps de Toussaint, retentit l’appel à la sainteté adressé par le pape interpelant les 80 000 jeunes : « Vous êtes les saints de France » ; « Chers amis, la dynamique qui caractérise l’existence chrétienne porte un nom précis : elle s’appelle chemin de sainteté. C’est le chemin que le Seigneur ouvre devant chacun de nous, en nous accompagnant tout au long de la route ».
Un des nombreux fils conducteurs de la visite de notre pape en France est celui de la grandeur de « l’être humain » illuminé par le Christ, même dans sa fragilité ; en témoigne la belle photo du pape portant avec tendresse une fillette handicapée, Marie-Garance. Ainsi Léon XIV nous invite « à méditer à la fois sur la fragilité de notre nature humaine et sur l’immense dignité de chaque personne – une dignité qui reste intacte même dans les circonstances les plus précaires, jusqu’à la mort elle-même. L’être humain est certes celui qui naît, mais aussi celui qui meurt. Notre dignité n’est pas détruite par la maladie ou la souffrance, et elle ne dépend pas non plus de nos capacités. Au contraire, elle appelle une attention bienveillante à chaque étape de la vie.
Pour la foi chrétienne, le mystère de la personne humaine trouve sa pleine lumière en Christ, qui, « dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa voca-tion » (Vatican II, Gaudium et Spes, n. 22). À sa lumière, chaque personne nous apparaît comme une créature voulue et aimée de Dieu » (discours à l’Unesco).
Léon XIV fait retentir un magnifique appel à la fraternité : « Que votre fraternité embrasse l’humanité tout entière » (discours à l’Elysée). Une fraternité qui est à vivre concrètement : « Lorsque nous nous consacrons à la protection des plus petits et des plus faibles, nous reconnaissons notre propre faiblesse dans laquelle nous nous retrouvons tous. Cette fragilité propre à la vie humaine ne nous effraie pas, mais nous unit en tant que créatures qui se découvrent frères et soeurs dans le Christ » (Aux jeunes).
Ce qui est le propre de la personne humaine est la capacité du don : « Personne n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ; personne n’est si riche qu’il n’ait rien à recevoir » (visite de la maison Bakhita).
Et cette dignité de chaque personne est ineffaçable, quelles que soient les souffrances ou les aléas de la vie : aux personnes malades à Lourdes il adresse ces paroles fortes : « Je sais que pour certains d’entre vous, en raison de pathologies particulières et de douleurs parfois terribles, l’horizon peut apparaître sombre, incertain, sans issue. Mais aucune loi humaine ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité. Au contraire, c’est au nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine que la tentation de donner la mort sous couvert de fausse compassion doit être fermement rejetée. Il est impossible de considérer comme nor-mal de donner la mort. Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ».
Merci cher Pape Léon pour ces paroles pleines de douceur et de feu, qui nous confortent dans l’amour du Seigneur et nous poussent à être « missionnaires de l’espérance » (messe à Lourdes) !

Commentaires