Nostalgie quand tu nous prends !

Ne 2, 1-8 ; Ps 136 ; Mt 18, 1-5.10 (homélie du mercredi 2 octobre 2019)




Dans la Bible, les livres de Samuel et des Rois nous présentent cinq siècles de l’histoire d’Israël, depuis le règne du Roi David jusqu’à l’exil à Babylone.

L’exil à Babylone, ce sont soixante-dix années de captivité pour le peuple juif et le début de la diaspora.


Le chant du psaume de ce jour, c’est la complainte des exilés qui pleurent la terre de leurs ancêtres et qui se lamentent de la distance qui les sépare du Temple de Jérusalem mis à sac.


En première lecture, nous avons entendu un extrait du livre de Néhémie, un juif servant le roi perse depuis son enfance, mais lui aussi pris de nostalgie pour le Temple. Ce sont ses bons et loyaux services auprès du roi qui lui valent de pouvoir retourner au pays pour reconstruire Jérusalem et rassembler de nouveau le peuple juif autour du Temple, pour la gloire de Dieu.


Pour nous chrétiens, le plus important n’est pas l’attachement au temple fait de pierre, ni même l’attachement à la terre de nos ancêtres. Nous nous considérons nomades et apatrides tout le temps de notre pèlerinage sur terre et nous regardons non vers le Vatican mais vers la Jérusalem céleste, vers le Royaume.


C’est pour elle que nous éprouvons de la nostalgie. Non seulement de l’amour mais de la nostalgie. Car nous sommes nés de Dieu et nous retournons à Lui. Tant que nous ne sommes pas retournés dans la Jérusalem céleste, nous sommes comparables à ces juifs qui chantent leur peine sur les bords du fleuve de Babylone.


Les anges gardiens, que nous célébrons aujourd’hui, reçoivent pour principale mission de nous remettre sans cesse en mémoire ce à quoi nous sommes appelés. C’est en ce sens qu’ils nous gardent durant notre pèlerinage terrestre. Eux qui regardent sans cesse vers Dieu pour l’adorer, ils nous incitent à participer à leur prière de louange. Saint Augustin disait :


Notre exercice ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir, s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est bien pourquoi, dès aujourd’hui, nous louons Dieu.

“Devenir comme un enfant”, cela signifie peut-être regarder vers le Ciel à la manière d’un enfant, avec la conviction d’y être attendus, avec de la reconnaissance et de l’amour pour Celui qui nous y attend.


Amen.


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