Non au défaitisme !

Homélie du dimanche 17 novembre 2019 (Ma 3, 19-20a ; Lc 21, 5-19)




Dans l’église et dans le monde, l'actualité nous offre constamment des visions d'injustice, de violences et de catastrophes qui pourraient nous mener au désespoir et à la résignation.


Cette vision défaitiste n’est pas celle des juifs et des chrétiens. Quand le prophète Malachie s’exclame “Voici que vient le jour du Seigneur”, il professe que l’histoire s’achemine irrésistiblement vers Dieu comme sa fin. Et dans l’évangile de ce jour, Jésus ne nie pas la réalité actuelle des guerres, des soulèvements et des persécutions. Mais là où tant d’autres comprennent ces maux comme la confirmation que rien de nouveau n'émerge, Jésus y voit au contraire le signe que ce monde touche à sa fin. La réalité observable est la même mais les interprétations diffèrent. Les premiers disent “nous courons à notre perte”, les seconds disent “nous sommes en instance de salut”. Les deux hypothèses se tiennent.


Au fond, le Christ n’argumente en rien. Il constate comme nous la mort puis il promet la vie. Donner notre confiance à la promesse du Christ, c’est poser l’acte de foi. Encore faut-il le poser avec “persévérance” prévient Jésus, car c’est précisément dans un monde où la mort nous éprouve sans cesse que nous sommes appelés à tenir dans la foi.


De même que nous croyons en un Dieu qui sauve nos histoires personnelles en nous ressuscitant, nous sommes appelés à croire en un Dieu qui sauve l’Histoire avec un grand H par sa promesse d’une recréation. Ainsi en toutes choses, le dernier mot ne sera pas remporté par le péché de l’homme mais par la grâce divine. Et déjà, nous pouvons exercer nos regards pour reconnaître que “là où le péché abonde, la grâce surabonde”.


L’entrée de deux adultes de notre communauté en catéchuménat est l’un de ces signes d’espérance. L’entrée de six adultes en préparation à la Confirmation en est un autre. Certes, nous voyons le nombre de chrétiens diminuer drastiquement en Occident et nous pleurons sur le petit reste des chrétiens d’Orient encore persécutés. Mais nous voyons aussi se lever de plus en plus d’hommes et de femmes désireux de connaître Jésus et d’entrer avec lui dans une vie nouvelle.


C’est pour nous tous ici une grande responsabilité que d’accueillir les catéchumènes et de tisser des liens étroits avec eux. C’est une responsabilité collective et non pas seulement la mission de deux catéchistes. Ouvrez-leur les portes de vos maisons, nourrissez-les de votre pain comme de votre foi. Et rendez grâce à Dieu qu’il nous donne de nouveaux frères.


Amen.


Homélie donnée à l'occasion de l'entrée en catéchuménat de Préfina et Maxime.

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