Mercredi des cendres

Mercredi 17 février 2021




Un geste très ancien


Se couvrir de cendres est un geste très ancien. On le trouve à de nombreuses reprises dans l'Ancien Testament en signe de deuil et d'humiliation, pour implorer la miséricorde de Dieu. Ainsi, devant l'avancée de l'armée assyrienne, "tous les Israélites de Jérusalem, femmes et enfants compris, se prosternèrent face contre terre devant le sanctuaire et, la tête couverte de cendres, tendirent leurs mains devant le Seigneur" (Jd 4, 11). Quant au prophète Jérémie, il exhorte Israël à se "rouler dans la cendre" (Jr 6, 26).


Mercredi prochain, nous ne nous roulerons pas dans la cendre, seul notre front en sera marqué. Recevoir les cendres nous rappelle que nous ne sommes rien sans Dieu. Si Dieu ne nous aimait pas, s'Il ne nous donnait pas sa vie, s'Il n'était pas venu nous sauver, nous n'aurions pas plus de valeur qu'un peu de cendre... Nous en aurions même moins, car nous n'existerions pas !


Nous ne sommes rien sans Dieu !

Regarder cette réalité en face n'est pas triste du tout, au contraire ! Si notre valeur venait de nos mérites personnels, nous aurions de quoi nous faire du souci, car nous savons bien que nous sommes limités et pécheurs. Mais puisque tout nous vient de Dieu, qu'Il est tout-puissant et qu'Il nous aime infiniment, nous n'avons rien à craindre.


Si le cendres préfigurent notre mort, nous savons dans la foi être appelés à la résurrection. Cela change le regard que portons sur notre vie quotidienne : elle retrouve sa vraie dimension d'éternité. Plus nous prenons conscience de ce que notre existence ne se limite pas à l'horizon terrestre, plus nous organisons notre vie en fonction du Royaume de Dieu.



En route vers Pâques


Au moment où nous nous mettons en route vers Pâques, recevoir les cendres manifeste notre désir de conversion. "Convertissez-vous et croyez à l'Evangile", nous dit la liturgie. Et le Seigneur de nous implorer