Les trois villes qui ont fait pleurer Jésus

Lc 10, 13-16 (homélie du vendredi 4 octobre 2019)


Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm : trois villes que Jésus a sillonnées. Il a même habité en l'une d'elles : Capharnaüm. Il y a multiplié les signes et les miracles. Mais les habitants ne se sont pas convertis et Jésus pleure sur ces trois villes.


Qu'est ce qui s'est passé ? Est-ce par manque d'écoute ou d'intérêt pour Jésus ? Il semble que non. L'Evangile nous montre qu'il y était bien accueilli. Les habitants ont pris le temps d'écouter sa Parole, de contempler les miracles qu'il opérait de ses mains.


On les imagine simplement rattrapés par leur quotidien, absorbés par leurs tâches et leurs métiers. Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm étaient réputées pour être des villes d'opulence. Le commerce était florissant, les maisons apportaient un confort jusque-là inégalé.


C'est la maladie des villes, celle des mégapoles. Les rythmes sont soutenus, la fatigue s'accumule et quand vient le moment du repos, on préfère se divertir plutôt que de regarder vers Dieu, de se laisser interpeller par la Parole, son enseignement et ses exigences.


Rien de bien méchant. Mais au final, ce sont des larmes pour Jésus. Un Jésus qui, tout Fils de Dieu qu'il est, n'arrive pas à toucher les coeurs, à changer les vies. Tout semble en rester au stade de la bienveillance.


Ici, à Magny, c'est la campagne. Mais c'est la ville aussi, un peu, déjà. Nous sommes appelés à être, au milieu de la ville nouvelle, des veilleurs. Des hommes et des femmes qui continuent de regarder vers le Ciel. Quand nous nous tournons ainsi vers Jésus, ce ne sont plus des larmes qui coulent sur son visage. Son sourire nous fait du bien, autant que le nôtre réjouit le coeur de notre Seigneur.


Amen.


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