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Le temps de l'Avent, temps du désir

Que désirons-nous réellement ?





Les jours qui nous séparent de Noël sont une période où on prépare beaucoup de choses :  la crèche, le sapin, les guirlandes, sans oublier les cadeaux, ou encore les fêtes de famille et toute l’organisation qui les accompagnent. Mais tout cela n’est que le signe d’une autre attente, bien plus fondamentale. Le temps de l’Avent est une invitation à nous préparer à la venue du Christ, ou plutôt les venues du Christ. Il est déjà venu il y a plus de 2 000 ans ; il reviendra à la fin des temps ; et nous pouvons aussi le rencontrer tous les jours de notre vie. Que ce soit dans sa Parole, dans les sacrements, dans la communauté chrétienne ou encore dans la personne des plus pauvres, comme nous le rappelle le pape Léon XIV dans Dilexi te. Alors pourquoi se préparer spécialement durant l’Avent ? Peut-être est-ce le moment de se demander ce que nous attendons dans la vie. Autrement dit, de faire le point sur nos désirs : que désirons-nous réellement ?

 

Certains s’étonneront de voir apparaître ici le mot désir, qu’on croirait réserver à des domaines bien plus profanes. Ce serait oublier qu’il appartient à notre patrimoine chrétien. Pour prendre un exemple (pas tout à fait au hasard…), saint Augustin lui a donné une place importante dans sa spiritualité. Pour lui, l’homme et la femme sont fondamentalement des êtres de désirs. Nous avons été créés incomplets, ou du moins pas tout à fait achevés. Heureusement, car sinon nous risquerions d’être vite autosuffisants. D’où une forme de manque, de creux, de vide, de soif, que nous ressentons en nous et qui alimente un désir de quelque chose d’autre. Notre désir est infini car, nous dit Augustin, Dieu seul pourra le combler quand il nous donnera de nous accomplir pleinement. D’où la fameuse phrase qui ouvre les Confessions : « Tu nous a faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi » (Confessions 1,1,1).

 

Car, il faut bien le reconnaître, ce désir illimité se trompe parfois d’objet. Nous nous accrochons à des choses, qui ne sont pas mauvaises en soi, mais qui ne nous combleront pas autant que Dieu ! Notre grand désir peut se perdre dans une multitude de petits désirs de moindre importance, qui risquent de nous faire oublier Dieu. L’Avent nous permet précisément de faire le point sur la soif qui nous anime : que cherchons-nous au plus profond de nous ? Qu’attendons-nous de Dieu ? Prenons-nous le temps de désirer sa présence ?

 

Puisse ce temps de l’Avent nous aider à creuser en nous ce désir de Dieu, pour le chercher dans notre vie !

 

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