Homélie du mardi 8 décembre 2020 (Lc 1, 26-38)



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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là,

l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu

dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

à une jeune fille vierge,

accordée en mariage à un homme de la maison de David,

appelé Joseph ;

et le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et dit :

« Je te salue, Comblée-de-grâce,

le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée,

et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors :

« Sois sans crainte, Marie,

car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;

tu lui donneras le nom de Jésus.

Il sera grand,

il sera appelé Fils du Très-Haut ;

le Seigneur Dieu

lui donnera le trône de David son père ;

il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,

et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange :

« Comment cela va-t-il se faire,

puisque je ne connais pas d’homme ? »

L’ange lui répondit :

« L’Esprit Saint viendra sur toi,

et la puissance du Très-Haut

te prendra sous son ombre ;

c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,

il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,

a conçu, elle aussi, un fils

et en est à son sixième mois,

alors qu’on l’appelait la femme stérile.

Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors :

« Voici la servante du Seigneur ;

que tout m’advienne selon ta parole. »


Alors l’ange la quitta.


– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie


Quand Marie est apparue à la petite Bernadette Soubirous à Lourdes le 25 mars 1858, elle s’est présentée à elle comme “l’immaculée conception”. La petite n’a rien compris de cette expression compliquée, elle s’est contentée de la répéter au curé de son village.


Lui fut émerveillé, car quatre ans auparavant, en 1854, l’Église avait proclamé à Rome le dogme de l’Immaculée Conception. Dans ce mystère, nous ne célébrons pas le fait que le Fils de Dieu soit né miraculeusement de Marie, nous célébrons le fait que Marie ait été conçue sans péchés. Celles et ceux qui portent la médaille de la rue du Bac s’adressent d’ailleurs à Marie en ces termes “Ô Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous”.


Si Marie a été préservée du péché par une grâce particulière, c’est en vue de l’Incarnation. Il semble qu’aux yeux de Dieu, il fallait que la Mère du Sauveur soit pure et sans tache. Jésus est ainsi né d’une humanité sainte et sans défauts, ainsi que de l’Esprit Saint, l’esprit divin.


A y réfléchir, ce dogme de l’Immaculée Conception concerne d’abord Jésus plutôt que Marie. Sa prétention, c’est de nous enseigner comment Dieu s’est fait homme, comment il a pu prendre notre humanité sans être lui-même marqué par le péché, comme chacun de nous l’est. Dieu, s’incarnant dans notre humanité, ne pouvait s’incarner que dans une créature parfaitement pure, parfaitement sainte, parfaitement immaculée.


Et cette créature, c’est Marie. Sans aucun mérite de sa part, elle fut créée immaculée en vue de l’incarnation du Verbe de Dieu. Et c’est ce que rappelle la Préface de la messe de ce jour que nous allons entendre dans un instant : « Tu as préservé la Vierge Marie de toutes les séquelles du premier péché et tu l’as comblée de grâces pour préparer à ton Fils une Mère vraiment digne de toi”.


Marie n’a pas eu à “mériter” cette grâce d’être conçue “immaculée”, en revanche elle a répondu parfaitement aux appels du Seigneur. Dans sa liberté de femme, elle a su préserver ce don de pureté et de grâce jusqu’au bout. C’est cela qui la rend proche de nous, proche de nos combats. Pour nous, cette pureté et cette innocence peuvent être retrouvées mais par le labeur de l’ascèse, par le travail d’un ajustement permanent à la volonté du Seigneur.


Au bout du chemin, le résultat sera le même. Ce que Marie a toujours été, nous le serons nous aussi et par grâce plus que par nos efforts. Nous aussi, nous vivrons “saints et immaculés en présence [du Seigneur]”, comme le rappelle Paul dans sa lettre aux Ephésiens.


Que la grâce de cette solennité nous fasse grandir dans notre vocation d’enfants de Dieu, et soyons tout à la joie de célébrer la beauté de notre Mère du Ciel.


Amen.


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