La femme qui enfante

Homélie du vendredi 22 mai 2020 (Jn 16, 20-23a)



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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

« Amen, amen, je vous le dis :

vous allez pleurer et vous lamenter,

tandis que le monde se réjouira ;

vous serez dans la peine,

mais votre peine se changera en joie.

La femme qui enfante est dans la peine

parce que son heure est arrivée.

Mais, quand l’enfant est né,

elle ne se souvient plus de sa souffrance,

tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.

Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine,

mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ;

et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.

En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »


– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie


L’image de la femme qui enfante tombe à point au moment où l’Église en France s’apprête à retrouver le chemin des églises pour y célébrer de nouveau.


Ce long temps de confinement est comparable à celui d’une gestation, une attente pleine d’espérance mais aussi d’angoisse quant à son terme. Comment la vie va reprendre ? Est-ce que tout sera comme avant ? Sortirons-nous grandis de cette épreuve ?


Comme le dit Jésus : “La femme qui enfante est dans la peine car son heure est arrivée”. L'image de la femme qui enfante dans la souffrance est bien connue de l'Ancien Testament. Dans le livre d'Isaïe, en particulier, la femme qui accouche représente Jérusalem, la cité sainte. Une ville saisie par les douleurs mais qui donne le jour à un peuple nouveau, au temps du Messie.


Ici, dans l’Évangile, la femme qui enfante représente la communauté des disciples les plus proches du Christ. Ils auront à traverser l’épreuve de la mort de Jésus sur la croix, mais cette douleur ne sera que provisoire, transitoire. Très bientôt ils se réjouiront avec Jésus de la victoire de la résurrection et de son retour joyeux vers le Père.


Aujourd’hui, la femme dans les douleurs, c'est l'Église. Une Église fatiguée par son propre péché autant que par le désintérêt ou le refus du monde à accueillir la bonne nouvelle. Oui, “Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde” dit Jésus (Jn 16, 33).


Ce que Jésus dit là, c’est que les souffrances de l'Église sont toujours fécondes. Notre peine dit notre désir du Royaume, notre regret de n’être pas déjà saints, notre soif que le monde se réjouisse avec nous de la victoire du Sauveur.

Jésus ne nous promet pas de nous épargner toute tristesse. Lui-même été “triste à en mourir” à Gethsémani. Mais aujourd’hui, il nous promet qu’aucune tristesse n’est définitive. Toute tristesse se changera en joie ! C’est la promesse du Seigneur à notre égard en ce vendredi.


Viens, Esprit-Saint. Viens me visiter. Traverse mes peurs et mes tristesses. Apporte-moi ta joie, celle que personne ne pourra me ravir. Donne-moi, par ton Esprit, de me réjouir d’être habité par le Christ et orienté vers le Père. Viens, Esprit-Saint !

Amen.


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