La clef de la science

Homélie du jeudi 14 octobre 2021 (Rm 3, 21-30 ; Lc 11, 47-54)



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, Jésus disait :

« Quel malheur pour vous,

parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,

alors que vos pères les ont tués.

Ainsi vous témoignez

que vous approuvez les actes de vos pères,

puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,

et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.

C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :

Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;

parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.

Ainsi cette génération devra rendre compte

du sang de tous les prophètes

qui a été versé depuis la fondation du monde,

depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,

qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.

Oui, je vous le déclare :

on en demandera compte à cette génération.

Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,

parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;

vous-mêmes n’êtes pas entrés,

et ceux qui voulaient entrer,

vous les en avez empêchés. »

Quand Jésus fut sorti de la maison,

les scribes et les pharisiens

commencèrent à s’acharner contre lui

et à le harceler de questions ;

ils lui tendaient des pièges pour traquer

la moindre de ses paroles.


– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie


Dans cet évangile, Jésus dénonce deux comportements.


● Le premier consiste à tuer les prophètes. Peut-être sommes-nous visés à chaque fois que nous étouffons la voix de celui qui nous dérange, parce qu’il voit les choses autrement, parce qu’il bouscule nos habitudes. Souvent, nous nous protégeons de la nouveauté parce qu’elle nous gêne. Nous préférons penser que l’amour de Dieu n’est qu’une affaire de fidélité à ce que nous faisons déjà. Mais tout au long de l’Ecriture, Dieu promet un Esprit nouveau et demande de nous arracher à notre confort pour nous mettre en situation de le recevoir.


● Le deuxième comportement que Jésus dénonce, c’est de garder pour nous la clef de la science. Jésus parle ici de la science de Dieu, c'est-à-dire de la connaissance de Jésus-Christ et du salut qui nous est offert en lui.


Cette connaissance, nous la trouvons particulièrement bien exprimée dans la première lecture de ce jour : “l’homme devient juste par la foi en Jésus et non par la pratique de la loi” (Rm 3, 21-30). En d’autres termes, ce ne sont pas nos mérites qui nous valent d’être sauvés, car le salut donné en Jésus-Christ est libre et gratuit. Comme le dit Saint Paul, il est offert à tous les hommes, pourvu qu’on l’accueille de bonne foi.


Il est facile pour nous de garder pour nous la clef de cette connaissance. D’en faire le domaine réservé de la communauté chrétienne. De ne pas juger nécessaire d’en parler aux autres.


C’est grave, dit Jésus, de négliger tous ceux qui ont besoin de croire et d'espérer pour vivre. Si nous mesurons la grâce immense que représente l'amitié du Christ, nous devons nous soucier de partager avec d'autres notre joie et notre certitude. Et plus notre monde est éprouvé, plus nous devons sentir l’urgence de lui apporter la parole de paix de Jésus-Christ.


Amen.


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