Fête de l’Épiphanie
- Père Régis, maître des novices

- il y a 12 heures
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Lumière de l’espérance pour tous les peuples

L’Épiphanie n’est pas seulement un souvenir liturgique. Elle est une clé de lecture pour notre foi aujourd’hui. Jésus-Christ s’y révèle comme Sauveur universel, lumière donnée à tous les peuples. En ces jours où l’Église achève l’Année jubilaire de l’Espérance, ce mystère prend une résonance toute particulière.
La visite des Mages est la première grande manifestation (en grec, epiphaneia signifie manifestation) de l’universalité du salut. Des hommes venus de loin, étrangers à l’Alliance, se mettent en route, guidés par une étoile. Leur chemin est à la fois géographique et intérieur. Ils cherchent, ils avancent, ils se laissent déplacer. Et ils trouvent, non pas un roi puissant, mais un enfant offert au monde. En Jésus, ils reconnaissent déjà le Roi, le Dieu fait homme, le Sauveur de tous. Leur adoration annonce que le salut ne connaît ni frontières culturelles ni barrières religieuses (cf. Concile Vatican II, Lumen Gentium, §1.).
La dynamique de l’Épiphanie éclaire profondément l’expérience jubilaire que l’Église vient de vivre. La Porte Sainte, franchie par des millions de pèlerins, a été le signe visible d’un Dieu qui se laisse rencontrer. Comme les Mages, tant d’hommes et de femmes ont répondu à un appel intérieur : quitter leurs certitudes, se mettre en route, traverser un seuil pour ouvrir leur cœur à la grâce. Si la Porte Sainte se ferme, l’espérance, elle, ne se referme pas. Elle devient mission. Car l’Épiphanie ne s’arrête pas à Bethléem. Elle se prolonge lors du baptême du Christ et dans tout ce qu’il fera par la suite dans sa vie publique.
En refermant le temps jubilaire, l’Église nous invite à franchir une autre porte : celle du quotidien. Porte du service humble, de la charité concrète, de l’engagement fidèle et du témoignage discret mais courageux de l’Évangile. Comme les Mages repartis par un autre chemin, comme les pèlerins transformés par leur passage de la Porte Sainte, nous sommes appelés à avancer autrement.
L’Épiphanie nous rappelle une certitude essentielle : le Christ continue de se manifester. Il demeure la lumière qui guide nos pas, la porte toujours ouverte du salut et le fondement d’une espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5,5). Les portes peuvent se fermer, mais le chemin de la foi reste ouvert, aujourd’hui encore, pour tous les peuples.
En ce temps ordinaire qui commence, avançons avec confiance. Le Christ, lumière des nations, marche avec nous. Il demeure la source de notre espérance et nous envoie, humblement mais résolument, pour faire rayonner son amour en nous et autour de nous.
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