Homélie du vendredi 24 janvier 2020 (1Sa 24, 3-21 & Mc 3, 13-19)



Nous trouvons beaucoup d’histoires de jalousie dans la Bible. Comme ce soir, dans cet extrait du premier livre de Samuel. Le roi Saül est jaloux de David, parce que celui-ci commence à remporter plus de victoires militaires que lui. Le poison de la jalousie est dans son coeur et il va croissant, jusqu’à ce que Saül projette de faire mourir David. La jalousie engendre la violence, la violence engendre le meurtre.


C’est une bien vieille histoire que celle-là. Dès les débuts de l’humanité, Caïn et Abel sont les victimes de la jalousie. Quand Caïn et Abel apportent leurs présents au Seigneur, il fallait bien que Dieu se tourne en premier vers l’un des deux. Il choisit Abel. Aussitôt le coeur de Caïn s’obscurcit. Il se dit en lui-même : si le Seigneur a porté son regard sur Abel, c’est qu’il me dédaigne. S’en suivent la violence et le meurtre. Le premier meurtre de l’Histoire.


Porté par ces réflexions, je méditais sur l’Évangile qui vient d’être proclamé. Jésus prend la parole et énumère la liste de ceux qu’il a choisis pour être ses apôtres. Il ne retient que douze noms. Je devine la déception de beaucoup. Parmi les femmes, puisqu’aucune d’entre elles n’a été appelée à cette mission, mais aussi parmi les hommes. Ici, la tentation de la jalousie est bien présente. Pourquoi l’a-t-il choisi lui ? Pourquoi ne m’a-t-il pas choisi ? Le tentateur fait feu de ce bois.


Jésus, à l’inverse, ne cesse d’enseigner en paraboles que Dieu se réjouit de la complémentarité des vocations, des appels et des missions. Peu importe que nous ayons reçu un, deux ou dix talents. Peu importe si Dieu nous a donné sa confiance pour peu de choses ou pour beaucoup. Ce qui compte aux yeux du Seigneur, c’est que la confiance a bel et bien été donnée.


Puissions-nous profondément nous réjouir de ce qui nous a été donné et faire fructifier avec humilité et constance le don reçu. La variété des dons est ordonnée au bien commun ; elle est une richesse commune. Comme le dit si bien le Père miséricordieux : “Tout ce qui est à moi est à toi”. Ainsi, les charismes et les responsabilités de mes frères sont aussi mon propre bien, celui de l’Église et de l’humanité entière. Rendons grâce.


Amen.



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