Vers l'assemblée

Homélie du jeudi 4 février 2021 (Hb 12, 18-19.21-24 & Mc 6, 7-13)




Lecture de la lettre aux Hébreux


Frères,

quand vous êtes venus vers Dieu,

vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,

embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :

pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,

pas de son de trompettes

ni de paroles prononcées par cette voix

que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.

Le spectacle était si effrayant

que Moïse dit :

Je suis effrayé et tremblant.


Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion

et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,

vers des myriades d’anges en fête

et vers l’assemblée des premiers-nés

dont les noms sont inscrits dans les cieux.

Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,

et vers les esprits des justes amenés à la perfection.

Vous êtes venus vers Jésus,

le médiateur d’une alliance nouvelle,

et vers le sang de l’aspersion,

son sang qui parle plus fort que celui d’Abel.


– Parole du Seigneur.



Homélie


Dans la lettre aux Hébreux, l’auteur compare la foi du peuple hébreu au temps de Moïse à celle des premiers chrétiens.


Au temps de Moïse, il est dit que les hommes se tenaient face à Dieu et que cette vision était terrible, au point que les fils d’Israël nous voulaient plus l’approcher.


Au temps des premiers chrétiens, il est dit que les hommes s’approchent d’une assemblée : “Vous êtes venus vers des myriades d’anges en fête et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux”. Et c’est seulement par voie de conséquence que les hommes s’approchent ainsi de Jésus et de son Père.


Cela traduit bien la nouveauté que le Christ est venu instaurer. Avant que Dieu se fasse homme en Jésus-Christ, nous étions dans un face à face avec le Seigneur. Un face à face terrible car de son côté étaient la perfection, l’autorité et le jugement. Du nôtre, la fragilité, l’inconstance et le péché.


Depuis que Jésus s’est fait homme, nous ne sommes plus face à face mais côte à côte. Jésus est venu partager notre vie pour que nous partagions la sienne ; il s’est fait homme pour que nous soyons faits Dieu.