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Ma vocation, c'est l'amour !




En ce premier octobre, nous célébrons sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Cette carmélite de Lisieux, décédée à 24 ans, rayonne dans le monde entier. Si le calendrier liturgique donne la priorité au dimanche puisque la mort et la résurrection du Seigneur Jésus est la source de toute sainteté, l’évangile que nous entendons en ce jour n’est pas sans nous faire penser à la petite Thérèse.


Fascinée par la conversion et l’amour débordant de sainte Marie-Madeleine, elle prendra au mot cette parole de Jésus : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. » Elle se demanda donc s'il lui était nécessaire de pécher grandement pour être pardonnée grandement. Ainsi dans le manuscrit A (Histoire d'une âme) qui retrace son enfance, elle écrit : « Je le sais : “ celui à qui on remet moins, aime moins ” mais je sais aussi que Jésus m'a plus remis qu'à Sainte Marie-Madeleine, puisqu'il m'a remis d'avance, m'empêchant de tomber. »


Alors la petite Thérèse décida de consacrer son humble vie pour la conversion et le salut des pécheurs résumant cela par ces mots bien connus : « Ma vocation, c’est l’amour. » Par la vie de Thérèse, le Seigneur nous enseigne combien les prières et les actes de charité discrets portent un fruit insoupçonné. Nous avons l’habitude de chanter ce que nous présentons rapidement comme un de ses poèmes. Il s’agit en réalité d’une composition à partir de deux fragments. Je laisse maintenant la place à sainte Thérèse. En reconnaissant le chant en question, nous pouvons méditer sur ses paroles d’une grande profondeur spirituelle et théologique.


Dans les derniers entretiens à sa soeur Pauline (Mère Agnès de Jésus, Derniers entretiens), le 11 juillet 1897 (6) :

« Dites bien, ma Mère, que si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent. »


Et dans la poésie « Au Sacré Cœur de Jésus » (PN 23) : 4. « J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse, Restant mon appui sans aucun retour ; Aimant tout en moi, même ma faiblesse... Ne me quittant pas, la nuit et le jour. » Je n’ai pu trouver nulle créature Qui m’aimât toujours, sans jamais mourir Il me faut un Dieu prenant ma nature, Devenant mon frère et pouvant souffrir ! 7. Ah ! je le sais bien, toutes nos justices N’ont devant tes yeux aucune valeur Pour donner du prix à mes sacrifices Je veux les jeter en ton Divin Cœur Tu n’as pas trouvé tes Anges sans tache Au sein des éclairs tu donnas ta loi !... En ton Cœur Sacré, Jésus, je me cache Je ne tremble pas, ma vertu, c’est Toi !...

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