En la fête d'Hanoukkah

Homélie du mardi 5 mai 2020 (Jn 10, 22-30)



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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » – Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie


Il n’y a rien d’anecdotique dans l’évangile de Saint Jean. L’évangéliste pèse chacun de ses mots et ne laisse rien au hasard. Si Jean précise que l’épisode de ce jour se déroule lors de l’anniversaire de la dédicace du Temple, c’est que nous avons besoin de cette information pour bien comprendre les paroles qui suivent. L’anniversaire de la dédicace du Temple, c’est la fête d’Hanoukkah, la fête de la Lumière. Elle trouve son origine au temps de Judas Maccabée, lorsque ce grand guerrier juif reprit le Temple de Jérusalem des mains d’Antiochus Epiphane. Ce roi séleucide avait pillé et profané le temple de Jérusalem en y installant une idole et en ordonnant à ses sujets d’y offrir des cochons, des porcs en holocauste ! Il fallait donc purifier les lieux avant que reprenne le culte. La loi prévoyait de faire brûler le grand chandelier du Temple huit jours durant avant de reprendre les offices… mais l’huile manquait. La tradition nous rapporte qu’en dépit du manque d’huile, la Ménorah brûla miraculeusement jusqu’au terme prévu. C’est comme si la lumière venait d’en Haut... Si Saint Jean évoque dans son évangile ce miracle, c’est pour nous parler du Christ, celui qu’il appelle la lumière venue d’en haut, la “lumière véritable qui éclaire tout homme” (Jn 1, 9). Saint Jean dira de cette lumière qu’elle “luit dans les ténèbres [mais que jamais] les ténèbres ne l’ont saisie” (Jn 1, 5). Dans l’évangile de ce jour, les fidèles du Temple ne sont pas prêts à entendre que Jésus soit la lumière du monde. En d’autres termes, ils ne veulent pas de lui comme Messie. C’est triste. Le Christ est lumière, il illumine nos ténèbres, mais nos ténèbres ont ceci de particulier qu’elles peuvent se fermer à la lumière. Et la lumière divine, si douce et si respectueuse de notre liberté se laisse mettre sous le boisseau. Elle consent à laisser dans l’ombre ceux qui s’opposent à ses bienfaits. Tout homme reçoit du Christ son origine et sa fin. Tout homme est ainsi illuminé par le Christ. Mais rares sont ceux qui se laissent transfigurer par cette lumière jusqu’à professer qu’elle est le salut et la paix pour tous les hommes. “Vous ne me croyez pas [dit le Seigneur] parce que vous n’êtes pas de mes brebis”. Si nous voulons être de ses brebis, exposons-nous à sa lumière, c'est-à-dire à sa Parole. Elle seule est en mesure d’éclairer notre existence. Elle seule peut nous conduire à la vérité tout entière. Ensemble, prenons la route. Laissons-nous guider par Jésus. Qu’il reste avec nous. Qu’il nous conduise en ces prés d’herbes fraîches. Qu’il nous sauve. Tous, chacun. Amen.


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