C'est vous qui allez m'apprendre ce que c'est qu'être pasteur.

Lettre à mes futurs paroissiens, en la solennité de Pentecôte 2018.


Chers frères et sœurs en Jésus.


C’est au terme de cinquante jours de prière et de célébrations pascales que la nouvelle voit enfin le jour : je viens vivre avec vous ! Je ne dis pas “au milieu de vous”, car notre Seigneur Jésus-Christ est le seul à pouvoir occuper cette place, la dernière. Pour autant, je voudrais être parmi vous à l’avant-dernière place, “comme Celui qui sert” (Lc 22, 27).


Il s’agit de ma première nomination comme curé. C’est donc vous qui allez m’apprendre ce que c’est que d’être pasteur. C’est à vous que revient la primeur de cette lente éducation qui fera de moi, je l’espère, un pasteur “selon le cœur de Dieu” (Jr 3, 15), connaissant ses brebis une par une, offrant sa vie pour elles, les rassemblant toutes comme un seul troupeau avec un seul Pasteur (cf. Jn 10, 11-16).


De votre côté comme du mien, la longue attente de ma nomination nous a donné l’opportunité de vivre une expérience singulière : celle de la prière fervente pour un visage inconnu. Cette forme de prière, je l’affectionne tout particulièrement. C’est la tendre prière d’une mère pour l’enfant qu’elle porte en son sein. C’est la prière pressée du jeune homme pour celle qu’il n’a pas encore rencontrée mais qui deviendra son épouse. C’est la prière suppliante du pauvre qui ignore, pour un peu de temps encore, quel sera le prochain à lui tendre la main. Vous êtes pour moi ces visages plus tout à fait inconnus, puisque déjà aimés.


Pour vous rejoindre, je quitte un ministère magnifique. Ces six dernières années à la Maison Saint-Jean-Baptiste, j’ai eu la grâce immense d’accompagner et d’être accompagné par une cinquantaine de propédeutes. Vivre en communauté avec des jeunes si généreux, si profondément attachés au Christ, a été pour moi une expérience bouleversante. J’ai fait le pari de vivre avec eux, autant qu’il était possible, l’exigence du retrait, du silence et de la prière. Comme eux, j’en sors un peu plus pauvre, plus fragile, plus exposé à la misère du monde, à commencer par la mienne propre. Davantage tributaire de la grâce, surtout.


Les cinq années précédentes, c’était le temps béni de mon premier ministère, comme vicaire à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles. Je retiens de ce quinquennat les liens de fraternité, d’amitié et de complicité tissés avec mon curé d’alors. Quelle grâce de faire ses premiers pas en paroisse sous la tutelle d’un homme si bienveillant ! Je lui dois énormément, ainsi qu’à tous les paroissiens avec qui nous vivions comme en famille.


Avant cela ? Quelques années d’études au séminaire pontifical français, à Rome. Encore avant, au séminaire Saint-Sulpice, à Issy-les-Moulineaux. J’étais entré à la Maison Saint-Jean-Baptiste au sortir de mon école de commerce parisienne. Je suis originaire de Saint-Germain-en-Laye. J’y suis né, j’y ai passé mon enfance et ma jeunesse, à partager mon temps entre le club de judo, les scouts… et la paroisse, bien sûr.


Merci au Père Gica de m’avoir donné l’opportunité de vous parler, déjà. J’ai hâte de vous rencontrer mais surtout, profitez au maximum de la présence de votre curé avant son départ ! Je rends grâce avec vous pour son ministère si fécond auprès de vous.


Que Dieu vous bénisse,

Père Olivier de Montardy +

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